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.....................Webrevue indépendante de toute pression, liste électorale, parti politique ou municipalité.
 
 
Un dossier de la Rédaction de cuers-municipales2008.fr
 
 

AVERTISSEMENT & PRECAUTIONS D’USAGE.

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La chute programmée de Gérard Cabri

 

Les enjeux –notre analyse-

 

1/ Préambule

 

2/ Le bon choix

 
 
 

5/ Tractations et Manigance

 
 
 
  9/ Politique-fiction

 

AVERTISSEMENT.
Ce qui va suivre n’a pas la prétention de décrire l’exactitude des faits tels qu’ils se sont produits, ni de se subsistuer à la vérité. Ce dossier relate de manière objective un angle de point de vue qui découle de discutions, de déclarations, de faits qui se sont réellement passés et dont les sources sont toujours citées et vérifiables. Il a été établi par le recoupement de toutes ces informations, mais il ne peut en aucune façon remplacer l’exactitude des faits et la chronologie de ceux-ci tels qu’ils se sont réellement déroulés dans le temps et que nous ne connaissons pas. D’autre part, tous les personnages cités dans ce dossier excercent des fonctions politiques publiques dont leurs actons peuvent être critiquées négativement ou positivement par l’ensemble de la population.

PRECAUTIONS D’USAGE.
En ce qui nous concerne, nous ne portons aucun jugement positif ou négatif sur les manières dont les personnages cités dans ce dossier agissent face aux évènements qui se produisent au fur et à mesure du développement de l’histoire. Chacun des personnages agit en fonction de ses prérogatives politiques propres qui sont respectables. La stratégie électorale développée par les personnages en présence est un choix politique personnel ou de parti qui vise à remporter les dernières élections municipales de Cuers, de façon directe ou indirecte, dont le choix est respectable même s’il est discutable car public. Nous nous sommes efforcés de garder notre impartialité afin de relater ces évènements de manière la plus objective possible.


La chute programmée de Gérard Cabri

 

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant qui passe." (Jean Jaurès ) - Phrase citée par Robert Daumas - conseiller municipal socialiste - lors du 1er conseil municipal de la nouvelle majorité de l'UMP.


Tous les ingrédients étaient déjà en place dans l’appareil politique de la fédération socialiste varoise avant même le 1er tour des municipales afin de faciliter l’éviction de Gérard Cabri de la municipalité de Cuers. Mais qui les a mélangés et s’en est servi ?


Les enjeux –notre analyse- -sommaire-

Ils sont avant tout d’ordre politique, même si certains pensent que des rancoeurs personnelles étaitent le seul objectif électoral. Certes, Ces rancoeurs personnelles ont servi une frange du PS varois et même favorisé Gérard Cabri dans sa chute, mais il faut résonner en terme d’avenir politique.
Une partie de la gauche socialiste varoise ne supporte plus l’hégémonie de l’union de la gauche montée par Guy Guigou, communiste encarté , maire de cuers depuis deux mandats et conseiller général du canton, d’autant plus qu’il est le mentor de Gérard Cabri –qui n’appartient à aucun parti politique - tête de la liste de « pour cuers toujours ensemble » qui rassemble une union de la gauche non officialisée par le parti socialiste varois.
Or, une partie de la gauche socialiste varoise aimerait imposer ses choix sur un canton et une commune qui se dévelloppent et deviennent un centre névralgique économique et un point de passage obligé entre le var maritime et le haut var.
C’est un fait que le PS a souvent choisi d'aller défier le PC sur ses terres. Et en l’occurrence la liste Cabri est condidérée par une frange de la gauche socialiste varoise comme « un bastion communiste à abattre » même si cela n’est pas fondé. En effet, cette liste est un mélange de socialistes encartés, de communistes, de centristes, d’hommes de la société civile.

Par ailleurs Robert Alfonsi, patron du PS varois déclare sur le site de la fédération varoise : " ...Je souhaite que le PS Varois puisse prendre toute sa place lors des municipales et des cantonales qui s'annoncent ". et aussi , sur le site de "cuverville" : « …je considère que les accords d’appareils tels qu’on a pu les vivre, il y a encore sept ans, c’est terminé… Il y a des moments politiques où l’électorat populaire retrouve la gauche. Notre travail porte là dessus. ». (Propos recueillis le 14 février 2008 par G. Suchey pour http://www.cuverville.org)

Gérard Cabri s'explique sur son engagement politique, ainsi que sur la composition de sa liste... Durée - 2' 23
Gérard Cabri réfute le terme de "bastion communiste"... Durée - 1' 03

 

 

Au micro de Pierre Bégliomini

Nous allons vous démontrer pourquoi Gérard Cabri n’avait aucune chance d’être élu aux municipales de Cuers, pris en tenaille dans le système décisionnaire de la fédération socialiste varoise.


1/ Préambule -sommaire-

Pour bien comprendre la suite, il faut recadrer la situation de la municipalité sortante menée par Gérard Cabri

  • Gérard Cabri n’est pas Guy Guigou, certes, il n’a pas le même charisme auprés des cuersois, ni la même capacité de rassemblement. C’est un homme de l’ombre.
  • Gérard Cabri n’a aucune investiture de parti. Lui-même n'a jamais était encarté à un quelconque parti politique. Certes, c'est un homme de sensibilité de gauche et l' ancienne municipalité était déjà une municipalité d' union de la gauche et de rassemblement au sens large, mélant communistes, socialistes, centristes et société civile.
  • Gérard Cabri aurait dû se concentrer davantage sur le rassemblement de l’électorat des listes de gauche plutôt que de s’attaquer aux acteurs des listes UMP et de rassemblement considérée comme divers droites.
  • Gérard Cabri a mené une politique de communication sur cette campagne des municipales « du tout positif » qui n’a pas porté ses fruits et nous avions écrit lors de l’analyse de cette liste en date du 30 novembre 2007 : « Lorsque je lis leurs propositions et leurs bilans, j' ai la nette impression qu’ une seule brosse à reluire ne leur suffit pas. Tout est rose dans le meilleur des mondes, notre équipe est la plus belle et la plus forte, on a fait un sans faute sur 12 années de gestion ». Et là, il s’agit bien d’erreur de stratégie de communication. Je pense que c’est à nous d' apprécier leurs actions (en négatif ou en positif) et non pas à eux à nous dicter leurs appréciations positives. Mais reconnaître ses torts est toujours très difficile pour un pouvoir en place, quelqu' il soit, qui plus est, lorsqu' il se représente à une élection. ».

Et effectivement la population n’a pas adhéré à ce discours « du tout positif » et l'électorat de Gérard Cabri, à lui tout seul, ne pouvait pas suffire à lui assurer la victoire. De ce simple fait, il s’est retrouvé dés le départ à la merci du patron du PS varois.

 

2/ Le bon choix -sommaire-

« On reproche souvent aux cadres départementaux du PS de gérer la fédération comme une petite boutique, en se souciant davantage de leurs prérogatives que des élections à gagner... Pensez-vous avoir toujours fait les bons choix en matière de candidatures et de soutien ? » demande G. Suchey à Robert Alfonsi – secrétaire fédéral de la fédération socialiste varoise. « En politique, on ne fait pas que des choix pertinents. » répond Robert Alphonsi. (Propos recueillis le 14 février 2008 par G. Suchey pour http://www.cuverville.org)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Cuers, quels ont donc été ces choix à prendre par la fédération PS au lendemain du premier tour des municipales de Cuers en matière de soutien à Gérard Cabri ? …. Mais au fait, remontons davantage dans le temps et posons-nous la vraie question : quel a été le choix à prendre, en matière de candidature, pour l’investiture d’un candidat socialiste à Cuers, par la fédération varoise du parti socialiste ? … Car en terme de pertinence de choix, Robert Daumas constituait bien, le plus mauvais choix à faire pour une future union de la gauche au second tour, ce que ne peut nier la fédération du PS…Pourquoi donc ?…

Les deux "Robert"
 
Alphonsi - Patron du PS varois Daumas - Tête de liste de "cuers-oxygène

Militant socialiste de la première heure, Robert Daumas est conseiller municipal depuis 1979, il s’est allié au Maire communiste sortant Guy Guigou en 1995 et a été nommé adjoint à l’urbanisme jusqu'en 2003, date à laquelle il reprend sa liberté et devient conseiller municipal de l'opposition jusqu’à aujourd'hui.
Donc, il passe de la majorité constituée par l’union de la gauche à une opposition au même titre que les conseillers municipaux de droite. N’oublions pas que Robert Daumas est socialiste. Mais que s’est-il donc passé ?

Nous avons posé la question à Jean-Claude Huertas, encarté au parti socialiste, ancien adjoint à la communication et directeur de campagne des municipales de Gérard Cabri, voici sa réponse : « En ce qui concerne les délégations retirées à Robert Daumas (lorsqu’il était adjoint à l’urbanisme), c’est une longue histoire…». Nous n’en saurons pas plus.

Quoiqu’il en soit, le torchon brûle entre Robert Daumas et la municipalité en place. Ces faits ne pouvaient être ignorés de la fédération varoise PS. Pourquoi, alors, Robert Alphonsi accorde t-il l’investiture PS pour Cuers à Robert Daumas. La fédération ne s’est-elle pas soucier davantage de ses prérogatives que des élections à gagner comme le suggère G. Suchey.

En accordant d’emblée l’investiture PS à Robert Daumas, le patron du PS varois sait parfaitement que tôt ou tard des problèmes d’hommes insurmontables.entre les deux listes vont surgir. Et pourtant, le 13 mars dernier, il n’hésite pas à déclarer au journal var-matin : « Quand on est sur des contentieux politiques, on les règle. Mais lorsqu'il s'agit d'affaires de personnes, c'est impossible ». Nous ajouterons ceci : encore ne faut-il pas tout faire pour créer de tels problèmes, cela doit faire parti des fonctions du patron du PS varois que de prévenir de tels problèmes d’hommes, et à Cuers, cela était de notoriété publique et donc tout à fait prévisible.

N’existe t-il pas au sein de la gauche socialiste cuersoise d’autres personnes, aussi compétentes et plus disposées à une éventuelle union de la gauche au 2ème tour des municipales avec Gérard Cabri, qui auraient pu avoir l’investiture PS tout en faisant prévaloir l’identité du parti socialiste au premier tour de ces municipales (ce que n’a pas fait Robert Daumas, malgré son investiture PS).

Le sort de Gérard Cabri et de l’union de la gauche cuersoise vient de se jouer ! Sa chute est programmée et imminente, mais il ne le sait pas encore. Il pense qu’au 2eme tour des alliances sont envisageables et que le patron du PS varois fera plié Robert Daumas… !


3/ Une investiture PS… Mais pourquoi faire ! -sommaire-

Robert Daumas est donc officiellement investit par le parti socialiste, s’il en use pour les cantonales, il s’en abstient pour les municipales, il s’en excuse presque lors de sa réunion électorale : "l’agent de la préfecture qui a pris mon inscription m'a demandé de quel parti j’étais et j’ai répondu socialiste, voilà pourquoi notre liste est étiquetée socialiste", puis il se reprend pour nous dire "c’est pour une question de statistique nationale au sein du parti socialiste".

  • Etiquette socialiste par R Daumas D : 1'06 -
Pas de logo du PS sur l'affiche officielle ?

D’autre part, il n’y a aucun sigle du parti socialiste sur son programme officiel des municipales. Il est, donc, tout à fait légitime de se poser certaines questions :


1. Pourquoi la fédération PS varoise accepte t-elle une attittude aussi désinvolte face à son parti pour ces municipales ?
2. Quelle est la stratégie électorale de Robert Daumas face à cette investiture ?
3. Pourquoi ne pas être resté «neutre » avec une candidature « sans étiquette » ?

Trois questions dont nous n’avons pas les réponses. Mais nous pouvons, néanmoins, échaffauder une analyse :

Une candidature de Robert Daumas « sans étiquette » lui aurait évité tout problème, au second tour, d’éventuelles alliances ou de mot d’ordre à suivre venant du PS bien qu’il réfute qu’il en ait eu de la part de son parti, mais nous y reviendrons tout à l’heure.
Robert Daumas bénéficie d’une certaine aura parmi les cuersois, c’est un enfant du pays, il est avenant, bon provençal, ancré dans les traditions de gauche, connu, respecté. Pour beaucoup de cuersois, il a affirmé ses idées en démissionant de la municipalité Guigou. Bref, serait-ce l’homme de la situation pour ces municipales…. Oui…. mais, certes, il va drainer un certain électorat dans son sillage en tant que « sans étiquette » mais drainerait-il un électorat suffisant pour se maintenir au second tour et ainsi faire tomber Gérard Cabri ? D’autre part, il ne favoriserait plus la stratégie d’une frange de la fédération socialiste varoise.

Pour pouvoir se maintenir au second tour, d’une part, favoriser le parti socialiste varois, d’autre part, et arriver à la chute de la municipalité sortante, Robert Daumas doit absolument se poser en concurrent de l’union de la gauche de Gérard Cabri, d’où l’investiture essentielle du PS qui lui sert à drainer l’électorat des déçus de l’union de la gauche de Gérard Cabri et d’une partie de l’électorat socialiste. De plus, en ne mentionnant pratiquement pas son investiture PS à son électorat, il pense attirer une population plus héclectique basée sur son programme et sa personnalité.

L’investiture PS est un outil essentiel sur cet échiquier qui va lui servir à faire tomber Gérard Cabri tout en assurant la puissance politique du parti socialiste, même s’il ne s’en sert pas ouvertement.

 

4/ Fin du premier round -sommaire-

Avec 121 voix d’écart, Gilbert Perugini UMP arrive en tête avec 1 330 votes devant Gérard Cabri qui totalise 1 209 votes, Robert Daumas est dernier avec 986 voix devancé par Philippe Duval, sans étiquette, mais classé à droite sur l’échiquier politique cuersois qui totalise 1 045 votes.
La liste de l’union de la gauche menée par Gérard Cabri a été désarçonnée par Robert Daumas. Certes, une partie des cuersois n’a pas renouvellé la confiance qu’ils avaient accordée à Guy Guigou 6 ans auparavant. Mais les choses étaient bien différentes car, il y avait eu, à cette époque, une seule liste d’union de la gauche. Cette fois-ci, Robert Daumas a fait cavalier seul en tant que candidat PS et a réussi à convaincre 986 électeurs à voter pour lui et le parti socialiste.
Du coup l’UMP passe en tête. Mais si au premier tour on se disperse, au second tour on vote utile…. Le 10 mars au matin, nous écrivons, bêtes et naifs, sur notre site, : « …Quant aux voix de Robert Daumas, nul doute qu’elles retourneront dans l’escarcelle de Gérard Cabri… » En fait, les jours de la municipalité de Gérard Cabri sont comptés….

5/ Tractations et Manigance -sommaire-

« La stratégie hégémonique du PS participe aujourd'hui à son affaiblissement », note Alain Bolla, secrétaire départemental du PC, dans un article de var-matin daté du 13 mars dernier «mais elle en fait subir les conséquences à toute la gauche. Quand le PS veut absolument anéantir le PC, forcément les discussions sont compliquées. » et j’ajoute à cette analyse que lorsque des rancoeurs personnelles connues, entre hommes têtes de liste, s’additionnent aux argumentations politiques, les discutions deviennent impossibles… même si la liste de Gérard Cabri n’est pas une liste PC mais une liste d’union de la gauche avec la participation des socialistes encartés, elle fait encore figure de " bastion communiste en sursis "comme le décrit var-matin du 11 mars dernier.

Le 11 mars au matin, joint au téléphone, Robert Daumas, tête de liste de "Cuers-oxygène " nous déclare : "Je ne donnerai pas mes voix à Gérard Cabri, nous espérons avoir un score plus optimiste au second tour compte tenu du très grand nombre d'abstentionnistes au 1er tour. Nous repartons avec notre liste sans aucun compromis".
A partir de ce moment, la stratégie électoraliste adoptée par Robert Daumas est entrain de payer, mais aussi de laminer la gauche cuersoise : socialistes contre socialistes., tout en faisant le jeu de l’ UMP de Gilbert Perugini. Robert Daumas se sent fort…. et il a raison…. Il l’est !

Notre analyse sur le maintien de la liste de Robert Daumas à l’issue de ce premier tour était celle-ci : «En refusant de fusionner ses voix avec celles de Gérard Cabri, pourtant, au moins aussi à gauche que lui, Robert Daumas enfonce le clou sur son désaccord avec la gestion actuelle de notre commune et joue le jeu de la droite et de l’UMP afin de battre Gérard Cabri... ».
A la suite de cet article, Robert Daumas nous déclare au téléphone : "Votre manque d’objectivité et le parti pris de " la rédaction de cuers-municpales2008.fr" envers Gérard Cabri m’amène à vous interdire d’enregistrer notre réunion. Vos articles me concernant ne me plaisent plus du tout et votre analyse manque d’objectivité à mon égard."

Effectivement, notre site «cuers-municipales2008.fr » avec plus de 10 000 connections, au lendemain du premier tour, écrit un article intitulé : " Lorsque var-matin confond information et désinformation.. " dénonçant une certaine forme de manipulation de l'information vis à vis de la liste de Gérard Cabri, alors que nous nous efforcions, depuis trois mois, de donner des compte-rendus objectifs sur tous les candidats, y compris Robert Daumas.

Notre site représente, donc, pour la liste de "cuers-oxygène" menée par R. Daumas un danger certain qui risque d’influer sur le comportement des électeurs de gauche et ainsi menacer la stratégie électoraliste bien huilée prise dans les hautes sphères du PS varois.
Même Gilbert Perugini UMP fait une gaffe en déclarant à var-matin du jeudi 14 mars : "…J' ajoute que j' apprécie beaucoup Robert Daumas et que si nous sommes élus, je n' écarte pas l' hypothèse d' un rapprochement.."

Heureusement pour Robert Daumas, ces déclarations influent peu sur lle comportement de la majeure partie de son électorat qu’il conserve en grande partie au second tour.


Mais, en coulisses que se passe-t-il dans ce même laps de temps ?

« C’est un problème d’homme, je ne peux rien faire, je suis secrétaire fédéral et pas psychologue » déclare, au téléphone, Robert Alphonsi, patron du PS varois à Jean-Claude Huertas, membre du PS et directeur de campagne de Gérard Cabri.

Autrement dit, Robert Alphonsi, poussé par les tractations menées en coulisses que nul ne peut nier, a t-il oui ou non influé sur la décision de Robert Daumas afin de trouver un accord avec Gérard Cabri ? Ce que nous confirme Jean-Claude Huertas :

« Concernant les tractations, nul ne peut nier la communication téléphonique entre M. Zanarelli (membre de cuers-oxygène –liste Robert Daumas) et Charles Borlet-Hote (membre de la liste Gérard Cabri), la communication écourtée entre Charles Borlet-Hote et Mme Nouveau (membre de cuers-oxygène –liste Robert Daumas) , suivie d’un appel de M. & Mme Daumas à Charles Borlet-Hote, là encore à la limite de l’incorrection !!! Et la communication téléphonique que j’ai eu avec Robert Alfonsi, patron du PS varois qui m’a répondu c’est un problème d’homme, je ne peux rien faire, je suis secrétaire fédéral et pas psychologue ! Et la communication téléphonique avec Guy Menut, maire PS de Sollies Toucas et membre fédéral du PS chargé des relations entre les élus. Et une communication entre Joel Guilmard, (liste Gérard Cabri) et Mme Pélissier (liste Robert Daumas), secrétaire de la section PS de Cuers qui a botté en touche en disant «moi, c’est les cantonales...
Le mercredi j’ai appelé Bruno.Maranzana, Conseiller général PS, qui en a parlé à P.Y Collomba, sénateur PS du Var, voici son message :

« Dans un département laminé par la droite, la règle est le soutien à la liste de gauche la mieux placée. Conseiller général, je soutiens sans réserve G.Cabri, d’autant que la règle incontournable, je le répète est que le candidat le plus mal placé se retire, sinon il devient l’allié objectif de la droite. Je suis scandalisé par l’attitude irresponsable de la liste conduite par Robert Daumas. Les élus de la gauche varoise au Conseil Général attendent G.Cabri et sont persuadés de sa victoire aux municipales et cantonales. Après une longue conversation avec P.Y Colombat, sénateur PS du Var, il vous assure également de son soutien aux municipales et cantonales. »
Signé : Bruno Maranzana, conseiller général PS. ».

Gérard Cabri explique les tractations du 2 ème tour... Durée - 1' 28

 

 

Gérard Cabri, au centre, entouré de Joël Canapa,Vice-Président du Conseil Régional PACA (à gauche) et de Max Bastide, Maire de Puget-Ville (à droite) venus le soutenir.

 

De son coté, le 13 mars, Robert Daumas déclare sur son site de "cuers-oxygène" :

"Vous déclarez avoir sollicité personnellement Robert DAUMAS, un mensonge éhonté de plus mais sans conséquence car vous auriez effectivement reçu "une fin de non recevoir... N’oubliez pas une chose : Les Cuersois ont élu Guy Guigou, pas Gérard Cabri... Vous et votre équipe n’avait eu de cesse de colporter rumeurs et désinformations pour discréditer la seule liste véritablement de gauche. En effet, votre étiquette divers gauche ne veut rien dire, vous n’avez aucun soutien, si ce n’est celui de quelques nostalgiques de l’union de la gauche, qui ont perdu tout sens critique et ont sombré depuis longtemps dans le panurgisme. ".

Puis, il poursuit :

"Aux électeurs qui veulent garder la Mairie à Gauche, nous rappelons que les partis de Gauche que sont le Parti Socialiste, les Verts, les Radicaux de Gauche et le Mouvement Républicain et Citoyen ont fait leur choix et c’est notre liste qu’ils soutiennent."

RobertDaumas et François Hollande

Alors, Robert Alphonsi a t-il essayé d’influencer Robert Daumas en faveur de Gérad Cabri ? Robert Daumas nous affirme que non : "Aucun mot d'ordre de ralliement ne m'a été donné par mon parti, vérifiez vos sources, vous êtes un mauvais journaliste, j’ai passé la soirée du 2ème tour des élections municipales avec le responsable du parti socialiste : Robert Alfonsi, jamais il ne m'a donné d'ordre à ce sujet. J’ai agi comme je l’entendais, vous auriez dû venir me demander directement au lieu de traîner avec les autres candidats, Baccino, Duval, Huertas, Cabri... Plus j'y pense, plus je me dis que j’ai bien fait de ne pas avoir répondu à vos invitations tant votre objectivité peut être mise en cause... Vous êtes vraiment un mauvais journaliste… », et il n’hésite pas à me menacer au cours de la conversation : « … et cela va aller très mal pour vous, Monsieur Bégliomini... "

Admettons : Robert Alphonsi, patron du PS, n’a pas essayé d’influencer Robert Daumas, comme le confirme celui-ci, ce qui paraît, aujourd’hui, probable, compte tenu de la volonté hégémonique d’une frange du PS varois sur la commune de Cuers. mais, Bruno Maranzana, conseiller général PS ne dit-il pas dans son message de soutien cité plus haut : « Dans un département laminé par la droite, la règle est le soutien à la liste de gauche la mieux placée… »

D’autre part, nous avons essayé de joindre Robert Alphonsi par téléphone à plusieurs reprises, en vue de recouper nos sources comme nous l’avait suggéré R Daumas Voici les questions que nous avions préparées :

  • Avez-vous conseillé à Robert Daumas de négocier un arrangement avec Gérard Cabri au second tour ?
  • N’aviez-vous aucun moyen de pression (politique) sur Robert Daumas ?
  • Pourquoi ne pas lui avoir retiré son investiture PS au 2ème tour ou pourquoi ne pas l’avoir menacé de la lui retirer s’il se maintenait en favorisant l’élection de l’UMP ?
  • Pourquoi lui avoir donné l’investiture PS, connaissant les rancoeurs qui étaient les siennes face à la liste de Gérard Cabri et qui ne pouvait aboutir qu’à un désaccord total au second tour ?
  • Etait-ce vraiment le bon candidat pour faire gagner la gauche à Cuers ?
  • Y a t-il eu entente cordiale entre la fédération PS et Robert Daumas afin de favoriser la chute de Gérard Cabri ?
  • Robert Daumas nous a déclaré que vous aviez passé la soirée des élections du 2ème tour ensemble chez lui, pensez-vous que c’était le bon moment pour vous rencontrer alors que Robert Daumas venait de faire chuter la liste de l’union de la gauche à Cuers au profit de l’UMP de Gilbert Perugini et aviez-vous quelque chose à fêter ensemble ?
  • L’exclusion de Robert Daumas de la fédération du PS est-elle envisageable après une attitude aussi personnelle politiquement parlant ?

Voici l’accueil que nous avons eu. Il a demandé à sa secrétaire de nous répondre :

1ère conversation ... Durée - 1' 39
2ème conversation... Durée - 1' 12

 

 

 

Robert Alphonsi et Ségolène Royal


6/ Le couperet du second tour -sommaire-

1er - GILBERT PERUGINI - 1 888 voix soit 38, 75 % - 2eme - GERARD CABRI - 1 491 voix soit 30, 60 % - 3eme - PHILIPPE DUVAL - 748 voix soit 15, 35% - 4eme - ROBERT DAUMAS - 745 voix soit 15, 29 %……
Robert Daumas a perdu plus de 240 voix entre les deux tours, mais c’est bien lui le grand vainqueur avec le Parti Socialiste, bien qu’il arrive en dernière place, ne vous y trompez pas, la stratégie mise en place par la machine PS varoise, avant même que les élections débutent, a payé. Exit Gérard Cabri et son union de la gauche.

Déclaration de Robert Daumas : "... j’ai passé la soirée du 2ème tour des élections municipales avec le responsable du parti socialiste ..."

7/ Les buts de cette manœuvre - notre analyse -sommaire-

  • Une frange du PS varois s’est servie des distentions et des rancoeurs politiques de l’homme, Robert Daumas, et avec son assentiment, afin d’étendre son hégémonie sur la commune de Cuers qui est un lieu stratégique dans le var.
  • En finir une fois pour toute avec «le bastion communiste », en fait, une union de la gauche initiée par Guy Guigou et non sur l’initiative du PS, et reprise par Gérard Cabri – et la faire éclater totalement, son chef de file (Guy Guigou) n’étant plus en mesure d’assurer son maintien.
  • Renforcement des forces de la gauche au sein même du parti socialiste sur la région de Cuers dans un proche avenir
  • Préparation d’une force socialiste unie pour reconquérir la mairie et le canton au nom du PS
  • Le tout sur fond de rancœurs politiciennes personnelles assouvies.
  • Robert Daumas pense rassembler sur son nom aux prochaines municipales avec une seule liste de gauche sous la bannière du PS et peut-être devenir le prochain maire de Cuers.

8/ Epilogue -sommaire-

Les choses ne se passent pas toujours comme on l’espère car quoi qu’en dise Robert Daumas, une fois Robert Alphonsi, patron du PS varois parti, il devra peut-être rendre des comptes en haut-lieu dans un proche avenir.

Nous disons, peut-être, car, en fait, il a rendu un énorme service au PS varois, en faisant sauter l’union de la gauche de Guy Guigou. Quant à Robert Alphonsi, il est aujourd’hui, après ces élections municipales et cantonales varoises, fortement contesté au sein même de son parti. Il lui est reproché, entre autre, de ne pas avoir été assez ferme sur les mots d’ordre d’union de la gauche dans le département.

De ce fait, le var constitue l’un des rares départements de France où l’UMP a pris des communes et des cantons face à la gauche. De partout en France la gauche a gagné du terrain et arrive en tête face à l’UMP. D’ailleurs, Robert Alphonsi, patron du PS varois, déclare à var-matin en date du 13 mars dernier «de toute façon, il est temps que le congrès arrive et que je passe la main, je suis las de passer mon temps à gérer ces querelles».

Pour l’instant, Robert Daumas se sent très fort, et il est vrai que si Gilbert Perugini a bien été élu maire de Cuers le 16 mars dernier, n’en doutons pas un seul instant, c’est bien Robert Daumas le grand vainqueur de ces élections municipales de Cuers.


Il n’a pas hésité à nous déclarer, par téléphone, après les élections : « …D'autre part, et ceci est un scoop : je viens de demander officiellement au parti socialiste d'exclure du parti 5 membres socialistes de la liste de Gérard Cabri... et Jean-Claude Huertas (membre du PS et directeur de campagne de Gérard Cabri) en fait parti ». Joint au téléphone, celui-ci nous a déclaré : « Pour le moment, je n’ai aucune confirmation de l’exclusion. Quel pouvoir a t-il pour la demander, il est comme moi, seulement membre du parti Je dois me rapprocher, si je le peux de la fédération pour avoir des éclaircissements ».


9/ Politique-fiction -sommaire-

a/ sur le Passé :
Gérard Cabri qualifie l’ancien maire de Cuers, Guy Guigou, de visionnaire. Certes, celui-ci avait, en quelque sorte, légué sa vision de la gestion communale de Cuers à Gérard Cabri, et il pensait bien que la perénnité de celle-ci était assurée. Mais la vie n’est pas linéaire et les évènements ne sont pas tous prévisibles. Ainsi, l’état de santé de Guy Guigou se déteriorant rapidement au cours de la campagne électorale, il a du abandonner, terrassé par la maladie, ses candidatures municipales et cantonales.
On ne règle pas les problèmes de rancoeur entre hommes en quelques jours au second tour des municipales. En fait, dés la démission de Robert Daumas de son poste d’adjoint de l’ancienne municipalité, le rapprochement des forces de gauche, initié par Guy Guigou, avec la fédération du PS, aurait dû s’opérer en outrepassant l’homme : Robert Daumas.
Gérard Cabri a, peut-être aussi, surestimé les forces potentielles de son électorat et sous-estimé Robert Daumas, ainsi que sa propension à convaincre sa fédération PS à agir avec lui.
Il est possible que, si Guy Guigou avait été en mesure de mener des négociations avec le PS varois (ce qu’il aurait dû déjà initier à la démission de Robert Daumas de son poste d’adjoint), la tournure des événements aurait pu changer avec la victoire de Gérard Cabri en tant que maire.Mais nous ne le saurons jamais…

b/ sur l’Avenir :
Aujourd’hui, on retrouve une opposition de gauche divisée face à la municipalité de droite. Quelles sont les possibilités ?
La logique voudrait qu’une nouvelle union de la gauche renaisse de ses cendres, mais est-ce possible ou souhaitable ?
Robert Daumas mise certainement sur l’avenir et il espère bien devenir un jour prochain maire de Cuers, c’est certain.
En a t-il la possibilité ? Pourquoi pas... Si la fédération PS ne prend pas de sanction à son égard, et dans l’immédiat cela semble possible. S’ il arrive à faire admettre le pourquoi de sa stratégie électorale à la population compatissante. Si l’éclatement de l’union de la gauche qu’il a provoqué a du mal à se ressaissir et à s’en remettre dans les 6 années qui vont suivre. S’il arrive à rassembler autour de son nom dans les 6 années à venir…. Il se pourrait bien, qu’effectivement, il brigue le prochain mandat de maire de Cuers. Mais cela fait quand même beaucoup de "si".
D’ailleurs, ne vient-il pas de prendre ses distances vis à vis de Gilbert Perugini. Rappelez-vous les déclarations de celui-ci de l’entre deux tours, le 14 mars à var-matin : « …J’apprécie beaucoup Robert Daumas et si nous sommes élus, je n’écarte pas l’hypothèse d’un rapprochement. ». Aujourd’hui, Robert Daumas lui répond : « Il n’y aura aucun rapprochement avec le groupe majoritaire ». Mais il aura fallu attendre 8 jours et le résultat des municipales pour avoir cet éclaircissement prononcé lors du premier conseil municipal de la nouvelle majorité.


Autre hypothèse : Gérard Cabri mène une opposition forte et crédible face à la municipalité. Il maintient les liens de l’ex-union de la gauche initié par Guy Guigou. De son coté, le PS sanctionne Robert Daumas dans les mois, voir les deux ans à venir, après avoir décrédibilisé Robert Alphonsi, le patron actuel du PS varois et accorde son soutien à une autre personnalité socialiste de Cuers qui était présente sur la liste actuelle de Gérard Cabri, et demande à l’électorat socialiste de suivre cette nouvelle ligne de conduite avec une unique liste à majorité socialiste. De ce fait, l’union est rétablie, l’homme politique, Robert Daumas, est écarté, et le PS garde toujours la main tout en sanctionnant les dérives de l’actuelle fédération varoise du PS. Le nouveau tête de liste de cette union pourrait ne pas être Gérard Cabri. Cela ferait, sans doute partie des tractations, mais, nul doute qu’il pourrait alors reconquérir la mairie de Cuers dans six ans…

Dernière hypothèse et non des moindres..., l'histoire étant un perpétuel recommencement dans lequel, malheureusement, les actions passées ne servent pas de leçon aux différents acteurs et bien que sachant que l'union fait la force et que la désunion la divise...... Il se pourrait bien que l'on se retrouve encore, à droite comme à gauche, à cause de luttes intestines, de pouvoir et de rancoeurs, avec plusieurs listes de même idéologie politique.... et concurrentes.....

Rendez-vous dans six ans..... Peut-être....!


Pierre Bégliomini pour Cuers-municipales2008.fr