AVERTISSEMENT.
Ce qui va suivre n’a pas la prétention de décrire
l’exactitude des faits tels qu’ils se sont produits,
ni de se subsistuer à la vérité. Ce dossier
relate de manière objective un angle de point de vue qui
découle de discutions, de déclarations, de faits
qui se sont réellement passés et dont les sources
sont toujours citées et vérifiables. Il a été
établi par le recoupement de toutes ces informations, mais
il ne peut en aucune façon remplacer l’exactitude
des faits et la chronologie de ceux-ci tels qu’ils se sont
réellement déroulés dans le temps et que
nous ne connaissons pas. D’autre part, tous les personnages
cités dans ce dossier excercent des fonctions politiques
publiques dont leurs actons peuvent être critiquées
négativement ou positivement par l’ensemble de la
population.
PRECAUTIONS
D’USAGE.
En ce qui nous concerne, nous ne portons aucun jugement positif
ou négatif sur les manières dont les personnages
cités dans ce dossier agissent face aux évènements
qui se produisent au fur et à mesure du développement
de l’histoire. Chacun des personnages agit en fonction de
ses prérogatives politiques propres qui sont respectables.
La stratégie électorale développée
par les personnages en présence est un choix politique
personnel ou de parti qui vise à remporter les dernières
élections municipales de Cuers, de façon directe
ou indirecte, dont le choix est respectable même s’il
est discutable car public. Nous nous sommes efforcés de
garder notre impartialité afin de relater ces évènements
de manière la plus objective possible.
La chute programmée
de Gérard Cabri
"Le
courage, c'est de chercher la vérité et de la dire,
ce n'est pas de subir la loi du mensonge triomphant qui passe."
(Jean
Jaurès )
- Phrase
citée par Robert Daumas - conseiller municipal socialiste
- lors du 1er conseil municipal de la nouvelle majorité
de l'UMP.
Tous les ingrédients étaient déjà
en place dans l’appareil politique de la fédération
socialiste varoise avant même le 1er tour des municipales
afin de faciliter l’éviction de Gérard Cabri
de la municipalité de Cuers. Mais qui les a mélangés
et s’en est servi ?
Ils
sont avant tout d’ordre politique, même si certains
pensent que des rancoeurs personnelles étaitent le seul
objectif électoral. Certes, Ces rancoeurs personnelles
ont servi une frange du PS varois et même favorisé
Gérard Cabri dans sa chute, mais il faut résonner
en terme d’avenir politique.
Une partie de la gauche socialiste varoise ne supporte plus l’hégémonie
de l’union de la gauche montée par Guy Guigou, communiste
encarté , maire de cuers depuis deux mandats et conseiller
général du canton, d’autant plus qu’il
est le mentor de Gérard Cabri –qui n’appartient
à aucun parti politique - tête de la liste de «
pour cuers toujours ensemble » qui rassemble une union de
la gauche non officialisée par le parti socialiste varois.
Or, une partie de la gauche socialiste varoise aimerait imposer
ses choix sur un canton et une commune qui se dévelloppent
et deviennent un centre névralgique économique et
un point de passage obligé entre le var maritime et le
haut var.
C’est un fait que le PS a souvent choisi d'aller défier
le PC sur ses terres. Et en l’occurrence la liste Cabri
est condidérée par une frange de la gauche socialiste
varoise comme « un bastion communiste à abattre »
même si cela n’est pas fondé. En effet, cette
liste est un mélange de socialistes encartés, de
communistes, de centristes, d’hommes de la société
civile.
Par
ailleurs Robert Alfonsi, patron du PS varois déclare sur
le site de la fédération varoise : " ...Je
souhaite que le PS Varois puisse prendre toute sa place lors des
municipales et des cantonales qui s'annoncent ".
et aussi , sur le site de "cuverville" : «
…je considère que les accords d’appareils
tels qu’on a pu les vivre, il y a encore sept ans, c’est
terminé… Il y a des moments politiques où
l’électorat populaire retrouve la gauche. Notre travail
porte là dessus. ». (Propos recueillis le 14
février 2008 par G. Suchey pour http://www.cuverville.org)
Gérard
Cabri s'explique sur son engagement politique, ainsi que sur
la composition de sa liste... Durée - 2' 23
Gérard
Cabri réfute le terme de "bastion communiste"...
Durée - 1' 03
Au
micro de Pierre Bégliomini
Nous
allons vous démontrer pourquoi Gérard Cabri n’avait
aucune chance d’être élu aux municipales de
Cuers, pris en tenaille dans le système décisionnaire
de la fédération socialiste varoise.
Pour
bien comprendre la suite, il faut recadrer la situation de la
municipalité sortante menée par Gérard Cabri
Gérard Cabri n’est pas Guy Guigou, certes, il n’a
pas le même charisme auprés des cuersois, ni la
même capacité de rassemblement. C’est un
homme de l’ombre.
Gérard
Cabri n’a aucune investiture de parti. Lui-même
n'a jamais était encarté à un quelconque
parti politique. Certes, c'est un homme de sensibilité
de gauche et l' ancienne municipalité était déjà
une municipalité d' union de la gauche et de rassemblement
au sens large, mélant communistes, socialistes, centristes
et société civile.
Gérard
Cabri aurait dû se concentrer davantage sur le rassemblement
de l’électorat des listes de gauche plutôt
que de s’attaquer aux acteurs des listes UMP et de rassemblement
considérée comme divers droites.
Gérard
Cabri a mené une politique de communication sur cette
campagne des municipales « du tout positif » qui
n’a pas porté ses fruits et nous avions écrit
lors de l’analyse de cette liste en date du 30 novembre
2007 : « Lorsque je lis leurs propositions et leurs
bilans, j' ai la nette impression qu’ une seule brosse
à reluire ne leur suffit pas. Tout est rose dans le meilleur
des mondes, notre équipe est la plus belle et la plus
forte, on a fait un sans faute sur 12 années de gestion
». Et là, il s’agit bien d’erreur de
stratégie de communication. Je pense que c’est
à nous d' apprécier leurs actions (en négatif
ou en positif) et non pas à eux à nous dicter
leurs appréciations positives. Mais reconnaître
ses torts est toujours très difficile pour un pouvoir
en place, quelqu' il soit, qui plus est, lorsqu' il se représente
à une élection. ».
Et
effectivement la population n’a pas adhéré
à ce discours « du tout positif » et l'électorat
de Gérard Cabri, à lui tout seul, ne pouvait pas
suffire à lui assurer la victoire. De ce simple fait,
il s’est retrouvé dés le départ
à la merci du patron du PS varois.
«
On reproche souvent aux cadres départementaux du PS de
gérer la fédération comme une petite boutique,
en se souciant davantage de leurs prérogatives que des
élections à gagner... Pensez-vous avoir toujours
fait les bons choix en matière de candidatures et de soutien
? » demande G. Suchey à Robert Alfonsi –
secrétaire fédéral de la fédération
socialiste varoise. « En politique, on ne fait pas que
des choix pertinents. » répond Robert Alphonsi.
(Propos recueillis le 14 février 2008 par G. Suchey pour
http://www.cuverville.org)
Pour
Cuers, quels ont donc été ces choix à prendre
par la fédération PS au lendemain du premier tour
des municipales de Cuers en matière
de soutien à Gérard Cabri ? …. Mais au fait,
remontons davantage dans le temps et posons-nous la vraie question
: quel a été le choix à prendre, en matière
de candidature, pour l’investiture d’un candidat socialiste
à Cuers, par la fédération varoise du parti
socialiste ? … Car en terme de pertinence de choix, Robert
Daumas constituait bien, le plus mauvais choix à faire
pour une future union de la gauche au second tour, ce que ne peut
nier la fédération du PS…Pourquoi donc ?…
Les
deux "Robert"
Alphonsi
- Patron du PS varois
Daumas
- Tête de liste de "cuers-oxygène
Militant
socialiste de la première heure, Robert Daumas est conseiller
municipal depuis 1979, il s’est allié au Maire communiste
sortant Guy Guigou en 1995 et a été nommé
adjoint à l’urbanisme jusqu'en 2003, date à
laquelle il reprend sa liberté et devient conseiller municipal
de l'opposition jusqu’à aujourd'hui.
Donc, il passe de la majorité constituée par l’union
de la gauche à une opposition au même titre que les
conseillers municipaux de droite. N’oublions pas que Robert
Daumas est socialiste. Mais que s’est-il donc passé
?
Nous
avons posé la question à Jean-Claude Huertas, encarté
au parti socialiste, ancien adjoint à la communication
et directeur de campagne des municipales de Gérard Cabri,
voici sa réponse : « En ce qui concerne les délégations
retirées à Robert Daumas (lorsqu’il était
adjoint à l’urbanisme), c’est une longue histoire…».
Nous n’en saurons pas plus.
Quoiqu’il
en soit, le torchon brûle entre Robert Daumas et la municipalité
en place. Ces faits ne pouvaient être ignorés de
la fédération varoise PS. Pourquoi, alors, Robert
Alphonsi accorde t-il l’investiture PS pour Cuers à
Robert Daumas. La fédération ne s’est-elle
pas soucier davantage de ses prérogatives que des élections
à gagner comme le suggère G. Suchey.
En
accordant d’emblée l’investiture PS à
Robert Daumas, le patron du PS varois sait parfaitement que tôt
ou tard des problèmes d’hommes insurmontables.entre
les deux listes vont surgir. Et pourtant, le 13 mars dernier,
il n’hésite pas à déclarer au journal
var-matin : « Quand on est sur des contentieux politiques,
on les règle. Mais lorsqu'il s'agit d'affaires de personnes,
c'est impossible ». Nous ajouterons ceci : encore ne
faut-il pas tout faire pour créer de tels problèmes,
cela doit faire parti des fonctions du patron du PS varois que
de prévenir de tels problèmes d’hommes, et
à Cuers, cela était de notoriété publique
et donc tout à fait prévisible.
N’existe
t-il pas au sein de la gauche socialiste cuersoise d’autres
personnes, aussi compétentes et plus disposées à
une éventuelle union de la gauche au 2ème tour des
municipales avec Gérard Cabri, qui auraient pu avoir l’investiture
PS tout en faisant prévaloir l’identité du
parti socialiste au premier tour de ces municipales (ce que n’a
pas fait Robert Daumas, malgré son investiture PS).
Le
sort de Gérard Cabri et de l’union de la gauche cuersoise
vient de se jouer ! Sa chute est programmée et imminente,
mais il ne le sait pas encore. Il pense qu’au 2eme tour
des alliances sont envisageables et que le patron du PS varois
fera plié Robert Daumas… !
3/ Une investiture PS… Mais pourquoi faire ! -sommaire-
Robert
Daumas est donc officiellement investit par le parti socialiste,
s’il en use pour les cantonales, il s’en abstient
pour les municipales, il s’en excuse presque lors de sa
réunion électorale : "l’agent de
la préfecture qui a pris mon inscription m'a demandé
de quel parti j’étais et j’ai répondu
socialiste, voilà pourquoi notre liste est étiquetée
socialiste", puis il se reprend pour nous dire "c’est
pour une question de statistique nationale au sein du parti socialiste".
Etiquette
socialiste par R Daumas D : 1'06 -
Pas
de logo du PS sur l'affiche officielle ?
D’autre part, il n’y a aucun sigle du parti socialiste
sur son programme officiel des municipales. Il est, donc, tout
à fait légitime de se poser certaines questions
:
1. Pourquoi la fédération PS varoise accepte t-elle
une attittude aussi désinvolte face à son parti
pour ces municipales ?
2. Quelle est la stratégie électorale de Robert
Daumas face à cette investiture ?
3. Pourquoi ne pas être resté «neutre »
avec une candidature « sans étiquette » ?
Trois
questions dont nous n’avons pas les réponses. Mais
nous pouvons, néanmoins, échaffauder une analyse
:
Une
candidature de Robert Daumas « sans étiquette »
lui aurait évité tout problème, au second
tour, d’éventuelles alliances ou de mot d’ordre
à suivre venant du PS bien qu’il réfute qu’il
en ait eu de la part de son parti, mais nous y reviendrons tout
à l’heure.
Robert Daumas bénéficie d’une certaine aura
parmi les cuersois, c’est un enfant du pays, il est avenant,
bon provençal, ancré dans les traditions de gauche,
connu, respecté. Pour beaucoup de cuersois, il a affirmé
ses idées en démissionant de la municipalité
Guigou. Bref, serait-ce l’homme de la situation pour ces
municipales…. Oui…. mais, certes, il va drainer un
certain électorat dans son sillage en tant que «
sans étiquette » mais drainerait-il un électorat
suffisant pour se maintenir au second tour et ainsi faire tomber
Gérard Cabri ? D’autre part, il ne favoriserait plus
la stratégie d’une frange de la fédération
socialiste varoise.
Pour
pouvoir se maintenir au second tour, d’une part, favoriser
le parti socialiste varois, d’autre part, et arriver à
la chute de la municipalité sortante, Robert Daumas doit
absolument se poser en concurrent de l’union de la gauche
de Gérard Cabri, d’où l’investiture
essentielle du PS qui lui sert à drainer l’électorat
des déçus de l’union de la gauche de Gérard
Cabri et d’une partie de l’électorat socialiste.
De plus, en ne mentionnant pratiquement pas son investiture PS
à son électorat, il pense attirer une population
plus héclectique basée sur son programme et sa personnalité.
L’investiture
PS est un outil essentiel sur cet échiquier qui va lui
servir à faire tomber Gérard Cabri tout en assurant
la puissance politique du parti socialiste, même s’il
ne s’en sert pas ouvertement.
Avec
121 voix d’écart, Gilbert Perugini UMP arrive en
tête avec 1 330 votes devant Gérard Cabri qui totalise
1 209 votes, Robert Daumas est dernier avec 986 voix devancé
par Philippe Duval, sans étiquette, mais classé
à droite sur l’échiquier politique cuersois
qui totalise 1 045 votes.
La liste de l’union de la gauche menée par Gérard
Cabri a été désarçonnée par
Robert Daumas. Certes, une partie des cuersois n’a pas renouvellé
la confiance qu’ils avaient accordée à Guy
Guigou 6 ans auparavant. Mais les choses étaient bien différentes
car, il y avait eu, à cette époque, une seule liste
d’union de la gauche. Cette fois-ci, Robert Daumas a fait
cavalier seul en tant que candidat PS et a réussi à
convaincre 986 électeurs à voter pour lui et le
parti socialiste.
Du coup l’UMP passe en tête. Mais si au premier tour
on se disperse, au second tour on vote utile…. Le 10 mars
au matin, nous écrivons, bêtes et naifs, sur notre
site, : « …Quant aux voix de Robert Daumas, nul doute
qu’elles retourneront dans l’escarcelle de Gérard
Cabri… » En fait, les jours de la municipalité
de Gérard Cabri sont comptés….
«
La stratégie hégémonique du PS participe
aujourd'hui à son affaiblissement », note Alain
Bolla, secrétaire départemental du PC, dans un article
de var-matin daté du 13 mars dernier «mais elle
en fait subir les conséquences à toute la gauche.
Quand le PS veut absolument anéantir le PC, forcément
les discussions sont compliquées. » et j’ajoute
à cette analyse que lorsque des rancoeurs personnelles
connues, entre hommes têtes de liste, s’additionnent
aux argumentations politiques, les discutions deviennent impossibles…
même si la liste de Gérard Cabri n’est pas
une liste PC mais une liste d’union de la gauche avec la
participation des socialistes encartés, elle fait encore
figure de " bastion communiste en sursis "comme le décrit
var-matin du 11 mars dernier.
Le
11 mars au matin, joint au téléphone, Robert Daumas,
tête de liste de "Cuers-oxygène " nous
déclare : "Je ne donnerai pas mes voix à
Gérard Cabri, nous espérons avoir un score plus
optimiste au second tour compte tenu du très grand nombre
d'abstentionnistes au 1er tour. Nous repartons avec notre liste
sans aucun compromis".
A partir de ce moment, la stratégie électoraliste
adoptée par Robert Daumas est entrain de payer, mais aussi
de laminer la gauche cuersoise : socialistes contre socialistes.,
tout en faisant le jeu de l’ UMP de Gilbert Perugini. Robert
Daumas se sent fort…. et il a raison…. Il l’est
!
Notre
analyse sur le maintien de la liste de Robert Daumas à
l’issue de ce premier tour était celle-ci : «En
refusant de fusionner ses voix avec celles de Gérard Cabri,
pourtant, au moins aussi à gauche que lui, Robert Daumas
enfonce le clou sur son désaccord avec la gestion actuelle
de notre commune et joue le jeu de la droite et de l’UMP
afin de battre Gérard Cabri... ».
A la suite de cet article, Robert Daumas nous déclare au
téléphone : "Votre manque d’objectivité
et le parti pris de " la rédaction de cuers-municpales2008.fr"
envers Gérard Cabri m’amène à vous
interdire d’enregistrer notre réunion. Vos articles
me concernant ne me plaisent plus du tout et votre analyse manque
d’objectivité à mon égard."
Effectivement,
notre site «cuers-municipales2008.fr » avec plus de
10 000 connections, au lendemain du premier tour, écrit
un article intitulé : " Lorsque var-matin confond
information et désinformation.. " dénonçant
une certaine forme de manipulation de l'information vis à
vis de la liste de Gérard Cabri, alors que nous nous efforcions,
depuis trois mois, de donner des compte-rendus objectifs sur tous
les candidats, y compris Robert Daumas.
Notre
site représente, donc, pour la liste de "cuers-oxygène"
menée par R. Daumas un danger certain qui risque d’influer
sur le comportement des électeurs de gauche et ainsi menacer
la stratégie électoraliste bien huilée prise
dans les hautes sphères du PS varois.
Même Gilbert Perugini UMP fait une gaffe en déclarant
à var-matin du jeudi 14 mars : "…J' ajoute
que j' apprécie beaucoup Robert Daumas et que si nous sommes
élus, je n' écarte pas l' hypothèse d' un
rapprochement.."
Heureusement
pour Robert Daumas, ces déclarations influent peu sur lle
comportement de la majeure partie de son électorat qu’il
conserve en grande partie au second tour.
Mais, en coulisses que se passe-t-il dans ce même
laps de temps ?
«
C’est un problème d’homme, je ne peux rien
faire, je suis secrétaire fédéral et pas
psychologue » déclare, au téléphone,
Robert Alphonsi, patron du PS varois à Jean-Claude Huertas,
membre du PS et directeur de campagne de Gérard Cabri.
Autrement
dit, Robert Alphonsi, poussé par les tractations menées
en coulisses que nul ne peut nier, a t-il oui ou non influé
sur la décision de Robert Daumas afin de trouver un accord
avec Gérard Cabri ? Ce que nous confirme Jean-Claude Huertas
:
«
Concernant les tractations, nul ne peut nier la communication
téléphonique entre M. Zanarelli (membre de cuers-oxygène
–liste Robert Daumas) et Charles Borlet-Hote (membre de
la liste Gérard Cabri), la communication écourtée
entre Charles Borlet-Hote et Mme Nouveau (membre de cuers-oxygène
–liste Robert Daumas) , suivie d’un appel de M. &
Mme Daumas à Charles Borlet-Hote, là encore à
la limite de l’incorrection !!! Et la communication téléphonique
que j’ai eu avec Robert Alfonsi, patron du PS varois qui
m’a répondu c’est un problème d’homme,
je ne peux rien faire, je suis secrétaire fédéral
et pas psychologue ! Et la communication téléphonique
avec Guy Menut, maire PS de Sollies Toucas et membre fédéral
du PS chargé des relations entre les élus. Et une
communication entre Joel Guilmard, (liste Gérard Cabri)
et Mme Pélissier (liste Robert Daumas), secrétaire
de la section PS de Cuers qui a botté en touche en disant
«moi, c’est les cantonales... Le mercredi j’ai appelé Bruno.Maranzana, Conseiller
général PS, qui en a parlé à P.Y Collomba,
sénateur PS du Var, voici son message :
«
Dans un département laminé par la droite, la règle
est le soutien à la liste de gauche la mieux placée.
Conseiller général, je soutiens sans réserve
G.Cabri, d’autant que la règle incontournable, je
le répète est que le candidat le plus mal placé
se retire, sinon il devient l’allié objectif de la
droite. Je suis scandalisé par l’attitude irresponsable
de la liste conduite par Robert Daumas. Les élus de la
gauche varoise au Conseil Général attendent G.Cabri
et sont persuadés de sa victoire aux municipales et cantonales.
Après une longue conversation avec P.Y Colombat, sénateur
PS du Var, il vous assure également de son soutien aux
municipales et cantonales. »
Signé : Bruno Maranzana, conseiller général
PS. ».
Gérard
Cabri explique les tractations du 2 ème tour... Durée
- 1' 28
Gérard
Cabri, au centre, entouré de Joël Canapa,Vice-Président
du Conseil Régional PACA (à gauche) et de
Max Bastide, Maire
de Puget-Ville (à droite) venus le soutenir.
De
son coté, le 13 mars, Robert Daumas déclare sur
son site de "cuers-oxygène" :
"Vous
déclarez avoir sollicité personnellement Robert
DAUMAS, un mensonge éhonté de plus mais sans conséquence
car vous auriez effectivement reçu "une fin de non
recevoir... N’oubliez pas une chose : Les Cuersois ont élu
Guy Guigou, pas Gérard Cabri... Vous et votre équipe
n’avait eu de cesse de colporter rumeurs et désinformations
pour discréditer la seule liste véritablement de
gauche. En effet, votre étiquette divers gauche
ne veut rien dire, vous n’avez aucun soutien, si ce n’est
celui de quelques nostalgiques de l’union de la gauche,
qui ont perdu tout sens critique et ont sombré depuis longtemps
dans le panurgisme. ".
Puis,
il poursuit :
"Aux
électeurs qui veulent garder la Mairie à Gauche,
nous rappelons que les partis de Gauche que sont le Parti Socialiste,
les Verts, les Radicaux de Gauche et le Mouvement Républicain
et Citoyen ont fait leur choix et c’est notre liste qu’ils
soutiennent."
RobertDaumas
et François Hollande
Alors,
Robert Alphonsi a t-il essayé d’influencer Robert
Daumas en faveur de Gérad Cabri ? Robert Daumas nous affirme
que non : "Aucun mot d'ordre de ralliement ne m'a été
donné par mon parti, vérifiez vos sources, vous
êtes un mauvais journaliste, j’ai passé
la soirée du 2ème tour des élections municipales
avec le responsable du parti socialiste : Robert Alfonsi, jamais
il ne m'a donné d'ordre à ce sujet.J’ai
agi comme je l’entendais, vous auriez dû
venir me demander directement au lieu de traîner avec les
autres candidats, Baccino, Duval, Huertas, Cabri... Plus j'y pense,
plus je me dis que j’ai bien fait de ne pas avoir répondu
à vos invitations tant votre objectivité peut être
mise en cause... Vous êtes vraiment un mauvais journaliste…
», et il n’hésite pas à me menacer
au cours de la conversation : « … et cela va aller
très mal pour vous, Monsieur Bégliomini... "
Admettons
: Robert Alphonsi, patron du PS, n’a pas essayé d’influencer
Robert Daumas, comme le confirme celui-ci, ce qui paraît,
aujourd’hui, probable, compte tenu de la volonté
hégémonique d’une frange du PS varois sur
la commune de Cuers. mais, Bruno Maranzana, conseiller général
PS ne dit-il pas dans son message de soutien cité plus
haut :« Dans un département laminé
par la droite, la règle est le soutien à la liste
de gauche la mieux placée… »
D’autre
part, nous avons essayé de joindre Robert Alphonsi par
téléphone à plusieurs reprises, en vue de
recouper nos sources comme nous l’avait suggéré
R Daumas Voici les questions que nous avions préparées
:
Avez-vous conseillé à Robert Daumas de négocier
un arrangement avec Gérard Cabri au second tour ?
N’aviez-vous
aucun moyen de pression (politique) sur Robert Daumas ?
Pourquoi
ne pas lui avoir retiré son investiture PS au 2ème
tour ou pourquoi ne pas l’avoir menacé de la lui
retirer s’il se maintenait en favorisant l’élection
de l’UMP ?
Pourquoi
lui avoir donné l’investiture PS, connaissant les
rancoeurs qui étaient les siennes face à la liste
de Gérard
Cabri et qui ne pouvait aboutir qu’à un désaccord
total au second tour ?
Etait-ce
vraiment le bon candidat pour faire gagner la gauche à
Cuers ?
Y
a t-il eu entente cordiale entre la fédération
PS et Robert Daumas afin de favoriser la chute de Gérard
Cabri ?
Robert
Daumas nous a déclaré que vous aviez passé
la soirée des élections du 2ème tour ensemble
chez lui, pensez-vous que c’était le bon moment
pour vous rencontrer alors que Robert Daumas venait de faire
chuter la liste de l’union de la gauche à Cuers
au profit de l’UMP de Gilbert Perugini et aviez-vous quelque
chose à fêter ensemble ?
L’exclusion
de Robert Daumas de la fédération du PS est-elle
envisageable après une attitude aussi personnelle politiquement
parlant ?
Voici
l’accueil que nous avons eu. Il a demandé à
sa secrétaire de nous répondre :
1er
- GILBERT PERUGINI - 1 888 voix soit 38, 75 % - 2eme - GERARD
CABRI - 1 491 voix soit 30, 60 % - 3eme - PHILIPPE DUVAL - 748
voix soit 15, 35% - 4eme - ROBERT DAUMAS - 745 voix soit 15, 29
%……
Robert Daumas a perdu plus de 240 voix entre les deux tours, mais
c’est bien lui le grand vainqueur avec le Parti Socialiste,
bien qu’il arrive en dernière place, ne vous y trompez
pas, la stratégie mise en place par la machine PS varoise,
avant même que les élections débutent, a payé.
Exit Gérard Cabri et son union de la gauche.
Déclaration
de Robert Daumas : "... j’ai passé la
soirée du 2ème tour des élections municipales
avec le responsable du parti socialiste ..."
7/
Les buts de cette manœuvre - notre analyse -sommaire-
Une
frange du PS varois s’est servie des distentions et des
rancoeurs politiques de l’homme, Robert Daumas, et avec
son assentiment, afin d’étendre son hégémonie
sur la commune de Cuers qui est un lieu stratégique dans
le var.
En
finir une fois pour toute avec «le bastion communiste
», en fait, une union de la gauche initiée par
Guy Guigou et non sur l’initiative du PS, et reprise par
Gérard Cabri – et la faire éclater totalement,
son chef de file (Guy Guigou) n’étant plus en mesure
d’assurer son maintien.
Renforcement
des forces de la gauche au sein même du parti socialiste
sur la région de Cuers dans un proche avenir
Préparation
d’une force socialiste unie pour reconquérir la
mairie et le canton au nom du PS
Le
tout sur fond de rancœurs politiciennes personnelles assouvies.
Robert
Daumas pense rassembler sur son nom aux prochaines municipales
avec une seule liste de gauche sous la bannière du PS
et peut-être devenir le prochain maire de Cuers.
Les
choses ne se passent pas toujours comme on l’espère
car quoi qu’en dise Robert Daumas, une fois Robert Alphonsi,
patron du PS varois parti, il devra peut-être rendre des
comptes en haut-lieu dans un proche avenir.
Nous
disons, peut-être, car, en fait, il a rendu un énorme
service au PS varois, en faisant sauter l’union de la gauche
de Guy Guigou. Quant à Robert Alphonsi, il est aujourd’hui,
après ces élections municipales et cantonales varoises,
fortement contesté au sein même de son parti. Il
lui est reproché, entre autre, de ne pas avoir été
assez ferme sur les mots d’ordre d’union de la gauche
dans le département.
De
ce fait, le var constitue l’un des rares départements
de France où l’UMP a pris des communes et des cantons
face à la gauche. De partout en France la gauche a gagné
du terrain et arrive en tête face à l’UMP.
D’ailleurs, Robert Alphonsi, patron du PS varois, déclare
à var-matin en date du 13 mars dernier «de
toute façon, il est temps que le congrès arrive
et que je passe la main, je suis las de passer mon temps à
gérer ces querelles».
Pour
l’instant, Robert Daumas se sent très fort, et il
est vrai que si Gilbert Perugini a bien été élu
maire de Cuers le 16 mars dernier, n’en doutons pas un seul
instant, c’est bien Robert Daumas le grand vainqueur
de ces élections municipales de Cuers.
Il n’a pas hésité à nous déclarer,
par téléphone, après les élections
: « …D'autre part, et ceci est un scoop : je viens
de demander officiellement au parti socialiste d'exclure du parti
5 membres socialistes de la liste de Gérard Cabri... et
Jean-Claude Huertas (membre du PS et directeur de campagne de
Gérard Cabri) en fait parti ». Joint au téléphone,
celui-ci nous a déclaré : « Pour le moment,
je n’ai aucune confirmation de l’exclusion. Quel pouvoir
a t-il pour la demander, il est comme moi, seulement membre du
parti Je dois me rapprocher, si je le peux de la fédération
pour avoir des éclaircissements ».
a/
sur le Passé :
Gérard Cabri qualifie l’ancien maire de Cuers, Guy
Guigou, de visionnaire. Certes, celui-ci avait, en quelque sorte,
légué sa vision de la gestion communale de Cuers
à Gérard Cabri, et il pensait bien que la perénnité
de celle-ci était assurée. Mais la vie n’est
pas linéaire et les évènements ne sont pas
tous prévisibles. Ainsi, l’état de santé
de Guy Guigou se déteriorant rapidement au cours de la
campagne électorale, il a du abandonner, terrassé
par la maladie, ses candidatures municipales et cantonales.
On ne règle pas les problèmes de rancoeur entre
hommes en quelques jours au second tour des municipales. En fait,
dés la démission de Robert Daumas de son poste d’adjoint
de l’ancienne municipalité, le rapprochement des
forces de gauche, initié par Guy Guigou, avec la fédération
du PS, aurait dû s’opérer en outrepassant l’homme
: Robert Daumas.
Gérard Cabri a, peut-être aussi, surestimé
les forces potentielles de son électorat et sous-estimé
Robert Daumas, ainsi que sa propension à convaincre sa
fédération PS à agir avec lui.
Il est possible que, si Guy Guigou avait été en
mesure de mener des négociations avec le PS varois (ce
qu’il aurait dû déjà initier à
la démission de Robert Daumas de son poste d’adjoint),
la tournure des événements aurait pu changer avec
la victoire de Gérard Cabri en tant que maire.Mais nous
ne le saurons jamais…
b/
sur l’Avenir :
Aujourd’hui, on retrouve une opposition de gauche divisée
face à la municipalité de droite. Quelles sont les
possibilités ?
La logique voudrait qu’une nouvelle union de la gauche renaisse
de ses cendres, mais est-ce possible ou souhaitable ?
Robert Daumas mise certainement sur l’avenir et il espère
bien devenir un jour prochain maire de Cuers, c’est certain.
En a t-il la possibilité ? Pourquoi pas... Si la fédération
PS ne prend pas de sanction à son égard, et dans
l’immédiat cela semble possible. S’ il arrive
à faire admettre le pourquoi de sa stratégie électorale
à la population compatissante. Si l’éclatement
de l’union de la gauche qu’il a provoqué a
du mal à se ressaissir et à s’en remettre
dans les 6 années qui vont suivre. S’il arrive à
rassembler autour de son nom dans les 6 années à
venir…. Il se pourrait bien, qu’effectivement, il
brigue le prochain mandat de maire de Cuers. Mais cela fait quand
même beaucoup de "si".
D’ailleurs, ne vient-il pas de prendre ses distances vis
à vis de Gilbert Perugini. Rappelez-vous les déclarations
de celui-ci de l’entre deux tours, le 14 mars à var-matin
: « …J’apprécie beaucoup Robert Daumas
et si nous sommes élus, je n’écarte pas l’hypothèse
d’un rapprochement. ». Aujourd’hui, Robert
Daumas lui répond : « Il n’y aura aucun
rapprochement avec le groupe majoritaire ». Mais il
aura fallu attendre 8 jours et le résultat des municipales
pour avoir cet éclaircissement prononcé lors du
premier conseil municipal de la nouvelle majorité.
Autre hypothèse : Gérard Cabri mène une opposition
forte et crédible face à la municipalité.
Il maintient les liens de l’ex-union de la gauche initié
par Guy Guigou. De son coté, le PS sanctionne Robert Daumas
dans les mois, voir les deux ans à venir, après
avoir décrédibilisé Robert Alphonsi, le patron
actuel du PS varois et accorde son soutien à une autre
personnalité socialiste de Cuers qui était présente
sur la liste actuelle de Gérard Cabri, et demande à
l’électorat socialiste de suivre cette nouvelle ligne
de conduite avec une unique liste à majorité socialiste.
De ce fait, l’union est rétablie, l’homme politique,
Robert Daumas, est écarté, et le PS garde toujours
la main tout en sanctionnant les dérives de l’actuelle
fédération varoise du PS. Le nouveau tête
de liste de cette union pourrait ne pas être Gérard
Cabri. Cela ferait, sans doute partie des tractations, mais, nul
doute qu’il pourrait alors reconquérir la mairie
de Cuers dans six ans…
Dernière
hypothèse et non des moindres..., l'histoire étant
un perpétuel recommencement dans lequel, malheureusement,
les actions passées ne servent pas de leçon aux
différents acteurs et bien que sachant que l'union fait
la force et que la désunion la divise...... Il se pourrait
bien que l'on se retrouve encore, à droite comme à
gauche, à cause de luttes intestines, de pouvoir et de
rancoeurs, avec plusieurs listes de même idéologie
politique.... et concurrentes.....